[ Le comm£nc£m£nt ]


J'ai seulement envie de faire découvrir ma passion, et de faire renaître la psie du XIXe siècle qui est pour moi, une des formes d'écritures la plus belle du monde.


Je voue une vraie adulation pour le poète Baudelaire qui est un vrai modèle pour mes écrits.


Il a cet art dcrire que j'aimerais acquérir par la suite.


Je rends ici hommage à son oeuvre Les Fleurs du Mal en dévoilant ses pmes les plus magnifiques.





BienVenue Dans L'abîme de Baudelaire...


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Mes Autres Mondes :

Ici

Et Là.
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[ Le comm£nc£m£nt ]

# Postato martedì 10 gennaio 2006 08:36

Modificato sabato 07 luglio 2007 01:02

[ Destruction ] [ CIX. Fleurs du Mal ]

[ Destruction ] [ CIX. Fleurs du Mal ]
Sans cesse à mes tés s'agite le Démon;
Il nage autour de moi comme un air impalpable;
Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l'emplit d'un sir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de scieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l'appareil sanglant de la Destruction!

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_____________._o*____________________________ [ Allégorisation du Mal sous la forme du Démon. ______________o._*__________________________________ Représentation de celui-ci comme
_____________o.___*_____________________________________étant une force hostile. ]
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# Postato martedì 24 gennaio 2006 06:59

Modificato martedì 24 gennaio 2006 08:12

[ Femmes damnées - Delphine et Hippolyte ] [ III. Pièces condamnées ]

[ Femmes damnées - Delphine et Hippolyte ] [ III. Pièces condamnées ]
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À la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur,
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.

Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
A
insi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.

De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.

Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
A
près l'avoir d'abord marquée avec les dents.

Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remercîment.

Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
E
t cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.

-
« Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
A
ux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Q
ui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants ;

Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
D
e chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
H
ippolyte, ô ma soeur ! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
P
our un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin ! »

Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête :
-
« Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.

J
e sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
E
t de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Q
u'un horizon sanglant ferme de toutes parts.

Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi :
J
e frissonne de peur quand tu me dis : « Mon ange ! »
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Q
uand même tu serais une embûche dressée
E
t le commencement de ma perdition ! »

Delphine secouant sa crinière tragique,
E
t comme trépignant sur le trépied de fer,
L
'oeil fatal, répondit d'une voix despotique :
-
« Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S
'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
A
ux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À
ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !

Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers ;
E
t, pleine de remords et d'horreur, et livide,
T
u me rapporteras tes seins stigmatisés...

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître ! »
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
C
ria soudain : « Je sens s'élargir dans mon être
U
n abîme béant ; cet abîme est mon coeur !

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide !
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
E
t ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos !
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
E
t trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux ! »

- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
F
lagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,

Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs ;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
E
t votre châtiment naîtra de vos plaisirs.

Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.

L'âpre stérilité de votre jouissance
A
ltère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
F
ait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.

Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,
À travers les déserts courez comme les loups ;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
E
t fuyez l'infini que vous portez en vous !


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[ Te×te retOu¢ par Baudelaire à ¢ause de la ¢ensure de l'épOque. ReprésentatiOn de deu× lesßiennes et de l'amOur entre deu× êtres de même se×e. ]

[ Magniƒique pOème repris en ¢hansOn par Saez. TOut simplement splendide. ]

# Postato martedì 24 gennaio 2006 09:16

Modificato sabato 07 luglio 2007 01:01

[ La beauté ] [ XVII. Spleen et idéal ]

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Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
E
t mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je
hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Le
s poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Cons
umeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
D
e purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !


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[ Affirmation de l'alliance inquiétante entre le Beau et le Monstrueux. Mise en relief d'une certaine dureté, expression de l'esclavage. ]


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[ La beauté ] [ XVII. Spleen et idéal ]

# Postato mercoledì 25 gennaio 2006 08:21

Modificato sabato 07 luglio 2007 06:26

[ Citation ]

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r é g n e r
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# Postato mercoledì 25 gennaio 2006 10:00